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HYPERBOLE
Hyperbola, Hyperbel
Nous conseillons au lecteur de mettre cette page en parallèle avec celle consacrée l'ellipse.
| Du grec huperbolê "dépassement, excès"
de huper "au-dessus, au delà" et de ballein "lancer".
Nom donné par Apollonius de Perge. Voir sur cette page d'Alain Esculier les programmes de tracé des animations. |
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Équation cartésienne réduite : a = demi axe focal (ou transverse), b = demi axe non focal (ou non transverse). F(c, 0) et F'(-c, 0) : foyers de l’hyperbole. (D), (D'), droites d'équation x =a2/c et x =-a2/c : directrices de l’hyperbole. K : pied de la directrice sur l'axe Ox. d = FK = b2/c . L'hyperbole est dite équilatère lorsque a = b, soit L'hyperbole d'excentricité 2 est une trisectrice. |
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Équation cartésienne rapportée aux asymptotes : XY = Paramétrisation cartésienne : ou Équation polaire : Abscisse curviligne : Rayon de courbure : Équation bipolaire : Équation polaire (pôle F, axe Fx) : |
Les hyperboles sont les coniques d'excentricité > 1.
Elles ont été historiquement définies
comme section de cône de révolution par un plan faisant avec
l’axe du cône un angle inférieur à celui de l’angle
entre une génératrice et l’axe.
hyperbole = intersection non connexe d'un cône et d'un plan |
Application : la trace d'un cône de lumière sur un mur a un contour hyperbolique, si elle est non bornée. |
Mais plus généralement toute section d’une quadrique par un plan, ayant deux composantes connexes, est une hyperbole.
L'hyperbole possède de nombreuses définition géométriques planes :
1) Définition bifocale
- L'hyperbole est le lieu d'un
point dont la différence des distances à deux points fixes
F
et F' est constante en valeur absolue (voir l’équation bipolaire)
; d'où les constructions mécaniques suivantes :
Figure tirée de la bible : le Lebossé Hémery |
Les deux fils ne doivent ici pas coulisser entre eux. ![]() |
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Tracé par contre-parallélogramme articulé (formé de deux triangles symétriques) |
La construction des foyer et directrice de l'hyperbole
définie comme section d'un cône est donnée par le théorème
de Dandelin illustré ci-dessous :
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Les 2 sphères inscrites dans le cône et tangentes au plan de l'hyperbole le sont aux foyers de celle-ci, et les plans des cercles de contact coupent le plan de l'hyperbole en les 2 directrices. |
1 bis) L'hyperbole est le lieu d'un point M tel que la tangente en M à ce lieu est la bissectrice intérieure de l'angle F'MF :
Applications :
Principe du télescope de Cassegrain |
Si l'on vise le foyer de cette branche d'hyperbole, la balle ira dans le trou en un rebond. |
2) Définition par courbe d'équidistance
entre un point et un cercle, autrement dit comme isotèle
de cercle.
L'hyperbole est le lieu des points équidistants
d'un cercle (appelé cercle directeur, de centre l'un des foyers
F'
et de rayon 2a) et d'un point situé à l'extérieur
de ce cercle (qui est l'autre foyer F) ; autrement dit, c'est le
lieu du centre d’un cercle variable astreint à passer par F
et à être tangent à C(F', 2a).
l'hyperbole est la courbe d'équidistance du foyer F et du cercle directeur bleu. |
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Plus généralement les courbes
d'équidistance entre deux cercles extérieurs sont des
réunions d'hyperboles :
| Les points rouges sont les points "équidistants" du cercle bleu et du cercle vert | ||
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Lorsque les cercles sont séquents, la courbe d'équidistance est réunion d'une ellipse et d'une d'hyperbole. |
3) Définition tangentielle par antipodaire de cercle.
L'hyperbole est l’enveloppe de la perpendiculaire en
I
à la droite (FI), I décrivant le cercle principal
C(O, a) (autrement dit, l’antipodaire
de ce cercle par rapport à F), ou encore l’enveloppe de la
médiatrice du segment [FN], N décrivant le
cercle directeur C(F', 2a) (qui est l’orthotomique
de l’hyperbole par rapport à F').
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Application : si vous tracez un cercle sur une feuille de papier, marquez un point F à l'extérieur, et formez un certain nombre de pliures en amenant le point F sur un point du cercle, les pliures seront enveloppées par une hyperbole. |

4) Définition par foyer et directrice.
L'hyperbole est le lieu d’un point M tels que
où H est le projeté de M sur la directrice
(D).
Les longueurs MH et MF ont un rapport constant (ceci vaut
aussi pour l'autre branche)| Interprétant la quantité MF - eMH'
comme un chemin optique, cela signifie que si l'extérieur de l'hyperbole
est constitué d'un milieu d'indice de réfraction n
et l'intérieur d'indice e.n, les rayons incidents parallèles
à l'axe de l'ellipse situés du côté de (D')
seront réfractés en des rayons tous issus de F.
En d'autres termes, la caustique par réfraction de l'hyperbole pour des rayons parallèles à l'axe est réduite aux deux foyers. |
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| Ceci a comme application la conception de lentilles divergentes (l'indice de réfraction de la lentille doit être égal à e) : | ![]() |
5) Définition comme cissoïdale
de deux droites sécantes :
Étant donné deux droites sécantes
et un point A en dehors de ces droites, le lieu des points M
tels que
où P et Q sont les deux points d'intersection avec
les asymptotes d'une droite variable passant par A, est l'hyperbole
passant par A et d'asymptotes les deux droites de départ
(on en déduit facilement que l’hyperbole est la cissoïdale
de deux droites sécantes).

C'est cette propriété qui est à la
base des trace-hyperbole suivants :
Trace-hyperbole de Descartes |
Trace-hyperbole de L'Hospital |
Voici encore deux mécanismes pour tracer les hyperboles
(suivez les liens vers un magnifique site
italien sur les mécanismes) :
Trace-hyperbole de Cavalieri |
Trace- hyperbole de Delaunay |
Voici aussi une autre génération tangentielle
:
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Les droites joignant deux points ayant des mouvements circulaires uniformes de même période sont enveloppées par une hyperbole ; ceci vaut donc pour des tableaux de fils à deux bords circulaires et mêmes nombres de clous sur chaque bord. |

Voir aussi la page spécifique à l'hyperbole
équilatère, la trompette
de Gabriel et les hyperboloïdes.
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© Robert FERRÉOL, Jacques MANDONNET, Alain ESCULIER 2005